Marie-Françoise Bechtel, Députée de la 4e circonscription de l'Aisne

Positions


Mercredi 6 Décembre 2017


Voici le contenu de mon intervention durant le colloque Saint-Just du 250e anniversaire organisé à Soissons par l'association pour la sauvegarde de la maison Saint-Just.


Saint Just et nous
Ce texte est dédié à Jean Kahn, 1922-2006, ami de Saint-Just et de la Révolution française
 
 
Mesdames, Messieurs, chers amis,
Le nom de « commémoration »  convient particulièrement à l’hommage rendu ici à cet enfant de la Picardie que fut Saint-Just car c’est bien de mémoire « commune » dont il est question aujourd'hui. Mémoire régionale d’abord  par les liens qu’entretint Saint-Just avec l’Aisne dont il fut le premier député, tout particulièrement avec Blérancourt  où demeure le témoignage touchant  de sa maison familiale et avec Soissons où fut faite son éducation au collège des Oratoriens qui porte aujourd’hui son nom. Au-delà de cette spécificité qui donne son plein sens au fait que la célébration ait lieu ici et maintenant, c’est de notre  mémoire commune nationale dont Saint-Just est porteur que je vous entretiendrai quelques instants.
 
C’’est pour moi un grand honneur que de participer à cet hommage. Je mesure en effet la science historique de nombre des intervenants, en sachant très bien que, pour restituer un personnage dans sa nécessaire complexité rien ne remplace cette plongée dans les données objectives dont ils sont les spécialistes. C’est en respectant cette sorte de prééminence naturelle de l’historien et en ne tentant pas de l’imiter en plus mal mais plutôt en me situant à côté, que je vous propose le regard un peu atypique qui est le mien. C’est celui d’une républicaine militante qui a eu la chance de pouvoir défendre quoique de façon différente ces mêmes convictions républicaines dans toute sa vie professionnelle, d’abord comme professeur de philosophie, ensuite comme membre du Conseil d’Etat et pour finir par l’exercice d’un mandat politique national, toutes phases qui m’ont mise en lien avec l’interrogation républicaine et dont je garde le souvenir le plus heureux. Voilà ce qui nourrit mon propos de ce jour.
 

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Vendredi 24 Novembre 2017


*     Les difficultés politiques de l’Allemagne : ce pays, dont la Constitution ne semble marcher que dans un équilibre permettant la coalition de deux grands partis avec appoint éventuel étaient-elles prévisibles ? Oui, sans doute si l’on tient compte de deux choses. Lorsque la loi fondamentale a été adoptée en 1949 c’était sans expérience véritable du jeu  de la démocratie car l’Allemagne n’avait comme expérience de cette dernière que les 15 ans de la République de Weimar qui séparent 1919, la fin d’un système impérial et la prise de pouvoir par le parti nazi. Le système est donc désarmé par le foisonnement des partis lié à l’insatisfaction croissante de la population contre la politique de Mme Merkel dont le parti n’a jamais fait un score historiquement aussi bas et surtout l’irruption de l’extrême-droite avec 92 sièges qui trouble définitivement le jeu ; de ce point de vue, l’Allemagne en dépit de son économie dominante et triomphante ne fait pas mieux que les autres pays d’Europe, rongés par le cancer du doute et du repli nationaliste. La France du moins a-t-elle pu s’en tirer grâce au jeu institutionnel par l’élection d’un Président gouvernant au suffrage universel. A méditer peut-être…
 

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Jeudi 23 Novembre 2017



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Mercredi 8 Novembre 2017


Le budget de l’Etat est en cours d’examen jusqu’au mois de décembre. Certains sujets font polémique publiquement comme la baisse des APL. Plus globalement, il y a beaucoup à y décrypter car un budget est ce qui reflète la réalité crue et nue des choix politiques. Avec la Loi de finances annuelle, on ne peut pas enrober de discours la sécheresse des chiffres ni dissimuler derrière les choix budgétaires les politiques réelles sous des politiques affichées. J’en prendrai ici un exemple.
La polémique entre le gouvernement et la majorité précédente sur la taxe « dividendes » (1) illustre une continuité dont le pays se serait bien passé. Les gouvernements successifs paient en effet le prix de décisions à courte vue, prises dans l’affolement et sans garantie juridique. On veut boucher un trou, on va donc chercher là où l’on peut. Pourquoi cette précipitation ? A cause de la sacro-sainte règle des 3% de déficit budgétaire que nos engagements européens (2) nous obligent à ne pas dépasser.
Tout cela pose un certain nombre de questions :

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