Marie-Françoise Bechtel, Députée de la 4e circonscription de l'Aisne
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Positions

Mon regard sur l’actualité – Economie, dépense publique, salariés…

Vendredi 14 Avril 2017



L’activité économique repart comme le montre, depuis le début de l’année, la progression de l’intérim mais aussi celle de nombreux fournisseurs des entreprises de production, tels les fournisseurs de pièces mécaniques. C’est aussi la conclusion des 4 000 dirigeants des entreprises des Hauts de France qui ont fait l’objet de l’enquête annuelle de conjoncture faite par la CCI. Ce re-frémissement laisse un peu d’espoir mais pas au point de fermer les yeux sur l’essentiel : notre économie, pour repartir, a besoin d’investissement et nos salariés de formation.
Comment déclencher ces leviers ? Ce sera la grande question pour la France de l’après présidentielle.

A propos de dépense publique, je lis dans l’Union un entretien avec le délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes. Il en ressort que dans 85% des accidents mortels sur le réseau secondaire l’état des infrastructures est en cause. Depuis plus de 20 ans maintenant les services publics comme le réseau routier (et ferroviaire) souffrent de la restriction de la dépense publique. Cherchez l’erreur…
 


Je note dans la presse cette semaine que les salariés Français sont parmi les plus taxés en Europe. C’est ce qui ressort d’un rapport de l’OCDE où l’on voit que parmi les pays développés l’Hexagone est très au-dessus de la moyenne. Ce sont 26,6% de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu qui sont prélevés chez les salariés. Mais il faut bien sûr tenir compte de l’importance du système de protection sociale dans notre pays qui engendre nécessairement des cotisations plus importantes que dans les pays où ce système de solidarité n’existe pas ou n’est pas au même niveau qu’en France. C’est le même problème que pour la dépense publique : si on y inclut le poids des régimes sociaux, la France est en effet « dépensière » mais il s’agit de savoir si la dépense pour le bien être ou la santé de la population doit être regardée comme improductive.
Ne s’agit-il pas plutôt d’un indice de développement dont il faudrait mieux tenir compte lorsqu’on compare des pays entre eux ?
 


Un ouvrage* récent s’est attaché à mesurer la part de la vie active consacrée à la politique : les députés, puisqu’il s’agit d’eux, consacraient en 1978 un peu moins de la moitié de leur vie active totale à la politique. C’était plus de 62% en 1997 et près de 68%, soit les deux tiers, aujourd’hui. Chacun peut méditer sur ce chiffre.
En ce qui me concerne c’est à ce jour 10% de ma vie active que j’ai consacré à un mandat politique…
 
 



* « Métier : député. Enquête sur la professionnalisation de la politique en France » - Julien Boelaert, Sébastien Michon et Etienne Ollion – Editions Raisons d’agir
 






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