Marie-Françoise Bechtel, Députée de la 4e circonscription de l'Aisne

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Lundi 16 Octobre 2017


Point besoin d’avoir une mémoire d’éléphant pour se remémorer les difficultés qui ont marqué les relations entre Etat et collectivités territoriales ces dernières années. Rituellement, depuis maintenant cinq ans, les élus locaux dénoncent les restrictions imposées par le budget de l’Etat au titre de leur participation à la réduction de la dépense publique. La levée de boucliers des Régions de France, qui ont quitté la Conférence nationale des territoires, celle des départements de France, demain peut-être de l’AMF, n’est donc pas vraiment neuve. Elle se charge plutôt de la rancœur politique de ceux qui ont été écartés du pouvoir alors qu’ils le pensaient à portée de main. Ainsi M Baroin, à la tête des communes de France se met volontiers aussi à la tête des frondeurs, après avoir offert ses services -entre autres- à François Fillon qui prévoyait une réduction de 100 mds d’euros de la dépense publique : on a peine à croire que les collectivités locales auraient été laissées à côté d’un pareil effort. Mais il y a plus : les dirigeants des grandes associations d’élus sont ceux-là même qui se rangent depuis de longues années du côté de l’effort budgétaire pur et dur, sans cadrage économique et sans perspectives de relance autre que par l’austérité. Ce modèle qui a fait ses preuves (négatives), on pourrait reprocher au gouvernement actuel de le suivre, comme l’ont fait à tort ces cinq dernières années les gouvernements de François Hollande. Comment peut-on être assez aveugle pour tenter de limiter les dépenses d’investissement des collectivités locales alors que l’on a besoin de consolider le début de reprise dans le BTP dont elles sont les principales commanditaires ? C’est le même raisonnement que pour la flexibilisation de l’emploi par les ordonnances que vient de prendre le gouvernement : donner de la souplesse pour développer l’emploi, au moment même où on renonce à investir dans le pays (et en Europe), se fiant sans aucune garantie à l’allégement de la fiscalité sur le capital.
 

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Vendredi 13 Octobre 2017


Marianne : La souveraineté n'est pas le souverainisme
Qui y a-t-il de commun entre le referendum en Catalogne, le discours d’Emmanuel Macron sur l’Europe, la démission de Florian Philippot du FN, le congrès du parti conservateur britannique, l’issue du conflit sur les chantiers de St Nazaire, la difficile présentation du budget de l’Etat ? Je pourrais peut-être continuer la liste… Ce sont en tout cas les mésaventures de la souveraineté qui ressortent de ces évènements apparemment sans rapport. Mésaventures parce que la souveraineté mal comprise explique largement les voies sans issue dans lesquelles tant de responsables s’égarent. [...]

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Jeudi 21 Septembre 2017


Désormais ancienne députée, je reste tout aussi intéressée par la chose publique que je l'ai été toute ma vie, d'abord dans la haute fonction publique ensuite comme parlementaire. Je continue donc à suivre avec la plus grande attention l'actualité politique et les travaux du Parlement.
Cette observation continue me conduira à réagir sur l’actualité. Elle servira aussi de base aux actions que je mène et mènerai, comme vice-présidente de République Moderne - aux côtés de Jean-Pierre Chevènement - pour proposer aux forces organisées comme aux citoyens des voies d’avenir, hors de tous les conformismes.


En avons-nous entendu parler de la ou des réformes… Lorsque j’étais élève à l’ENA sous Raymond Barre nous entendions déjà affirmer en boucle que les sacrifices d’aujourd’hui feront la richesse de demain… Thème repris par Michel Rocard et tant d’autres, devenus un consensus non dit entre la droite libérale et la gauche sociale : une alliance de fait qui sera cimentée par l’adhésion commune à une Union européenne grande ouverte aux capitaux (1986 Acte Unique) puis progressivement libérée de toute protection quant à la concurrence que ce soit aux frontières ou à l’intérieur des frontières (Amsterdam 1999, traité de Lisbonne 2008).

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Jeudi 10 Août 2017


Mon nouveau billet est en ligne sur "La République d'abord", mon blog sur le site de Marianne.


Marianne : introuvable réforme
L’incantation à « la réforme » est devenue un incontournable du prêt-à-porter de la pensée médiatique. Décideurs économiques, instituts et fondations divers, responsables politiques, ne cessent depuis déjà un certain nombre d’années, d’objurguer la France de se réformer.

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Mercredi 21 Juin 2017


En quittant la 4ème circonscription, je veux dire à ce territoire tout mon attachement. Je le quitte sans rancœur, avec le seul regret de n’avoir pu dans ces cinq ans convaincre les électeurs - ou ce qu’il en reste - que la République se défend à mains nues, souvent contre les partis, mais toujours avec détermination. Qu’un élu national non seulement ne saurait se confondre avec une sorte de super élu local, mais peut agir mieux en étant dégagé des logiques partisanes. Cela ne m’aura pas empêchée, au contraire, de beaucoup travailler pour essayer de rendre au Soissonnais, au Chaunois et au Ternois, sans oublier les autres intercommunalités, une visibilité qui devait être la base - et le sera j’espère dans le futur - d’un nouvel élan. Les projets ne se font certes pas en un jour. Je souhaite en tout cas en avoir jeté les bases suffisantes.

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Lundi 15 Mai 2017


Je parlais la semaine dernière d’une situation confuse : nous étions tous en attente de l’installation du nouveau Président et de la nomination de son Premier ministre.

Aujourd’hui, dès avant la constitution du gouvernement, la situation s’éclaircit-elle ? Je parlerais plutôt d’une situation contrastée. D’un côté le discours d’installation du Président de la République était de bonne tenue et bon aloi. Le Président a su bien parler de la France, de son rôle historique, des raisons qui font qu’elle est attendue dans le monde et de la place qu’il entend lui restituer. Ce sentiment profond de notre histoire m’a semblé en lui-même de bon augure.  Il  contraste pourtant  avec la décision de se rendre à Berlin à peine l’investiture achevée. Pourquoi le Président élu n’a-t-il pas plutôt choisi de convier à Paris quelques grands chefs de gouvernement de l’Union européenne ? Cette rencontre aurait donné un signal de « retour de la France », de recherche d’un dialogue posé mais ferme et non pas de cette sorte de soumission vis-à-vis de Madame Merkel qui aura tant nui au quinquennat précédent.

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Mardi 9 Mai 2017


Il est trop tôt pour se prononcer sur les grands choix qu’Emmanuel Macron offrira aux Français. Un projet et des propositions ont certes été en débat pendant la présidentielle. Ces derniers ne m’ont pas semblé marqués par une modernité éblouissante ni surtout par un esprit de rassemblement suffisant. Seul un projet qui parle à une majorité de Français en lui proposant un avenir de nature à les mobiliser pourrait faire oublier que l’élection d’Emmanuel Macron n’a rencontré l’adhésion positive que d’un Français sur trois.

Le Président saura-t-il le comprendre ? Saura-t-il tirer les leçons de l’échec de Jacques Chirac en 2002 à créer un élan collectif ? C’est la vraie question qui se pose aujourd’hui : avec 11 millions de voix pour Marine Le Pen, l’heure n’est plus aux arrangements que les électeurs du Front national regarderont comme le pur et simple maintien du « système ».

Certes, les grands partis sont à la recherche d’une légitimité nouvelle soit en jouant le jeu classique de l’opposition dans une cohabitation, soit en se ralliant à une majorité qui suscite comme on pouvait s’y attendre de nombreux appétits. Quant aux deux autres formations dont l’élection a confirmé l’importance, le Front National et la France Insoumise, leur posture semble claire : c’est l’opposition de principe au programme présidentiel.

Pour ma part, je ne suis pas choquée de voir le Président se libérer de l’emprise des partis. Exerçant moi-même un mandat politique en dehors des partis traditionnels et n’ayant d’ailleurs jamais adhéré à aucun d’entre eux, je sais à mon niveau combien c’est là une position qui permet de mieux regarder les réalités en face.

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