Marie-Françoise Bechtel, Députée de la 4e circonscription de l'Aisne

Dans les médias


Mercredi 31 Janvier 2018


Faut-il supprimer le classement de sortie de l'ENA ?
Invitée de l'émission "du grain à moudre" animée par Hervé Gardette et diffusée sur France Culture ce soir à 18h20, je vais débattre de cette question avec Maya Bacache-Beauvallet et Luc Rouban.

Positions


Jeudi 18 Janvier 2018


Que nous souhaiter, que souhaiter à la France en ce début 2018 ?

De ne pas oublier le monde, sinon le monde nous rattrapera. Il ne sert à rien de fermer les yeux et les oreilles, de fermer les écoutilles. Avec internet et les réseaux sociaux, le monde nous envahit de partout, pour le meilleur et pour le pire, pour le stimulant comme pour le médiocre, pour la crainte comme pour l’espoir. Le repli sur soi  est un mauvais réflexe, tout simplement parce qu’il est trop tard. Lorsque nous aurons su répondre aux dérives multiples du tout numérique, nous nous sentirons mieux dans un monde plus sain. Ces dérives sont certes de toute sorte, mais c’est bien pour cela qu’il ne suffit pas d’ouvrir les yeux, il ne faut pas baisser les bras:
  • A l’école, intégrer un enseignement aux médias et non seulement par les médias : apprendre aux enfants le risque de la fausse information, les éduquer contre les dérives : multiplication de l’effet harcèlement par l’usage des réseaux sociaux, risques liés aux contenus sectaires ou terroristes d’autant plus dangereux qu’ils sont insidieux. Et aussi montrer qu’internet est un remarquable outil d’apprentissage et de recherche… si on sait ce que c’est qu’apprendre et chercher : vérifier la qualité d’une information en la croisant, apprendre la notion de source d’information, savoir distinguer ce qui relève de la science avérée et contrôlée et ce qui relève de l’opinion. C’est peut-être le paradoxe d’internet que jamais le maître n’aura été plus indispensable.

Positions


Mercredi 6 Décembre 2017


Voici le contenu de mon intervention durant le colloque Saint-Just du 250e anniversaire organisé à Soissons par l'association pour la sauvegarde de la maison Saint-Just.


Saint Just et nous
Ce texte est dédié à Jean Kahn, 1922-2006, ami de Saint-Just et de la Révolution française
 
 
Mesdames, Messieurs, chers amis,
Le nom de « commémoration »  convient particulièrement à l’hommage rendu ici à cet enfant de la Picardie que fut Saint-Just car c’est bien de mémoire « commune » dont il est question aujourd'hui. Mémoire régionale d’abord  par les liens qu’entretint Saint-Just avec l’Aisne dont il fut le premier député, tout particulièrement avec Blérancourt  où demeure le témoignage touchant  de sa maison familiale et avec Soissons où fut faite son éducation au collège des Oratoriens qui porte aujourd’hui son nom. Au-delà de cette spécificité qui donne son plein sens au fait que la célébration ait lieu ici et maintenant, c’est de notre  mémoire commune nationale dont Saint-Just est porteur que je vous entretiendrai quelques instants.
 
C’’est pour moi un grand honneur que de participer à cet hommage. Je mesure en effet la science historique de nombre des intervenants, en sachant très bien que, pour restituer un personnage dans sa nécessaire complexité rien ne remplace cette plongée dans les données objectives dont ils sont les spécialistes. C’est en respectant cette sorte de prééminence naturelle de l’historien et en ne tentant pas de l’imiter en plus mal mais plutôt en me situant à côté, que je vous propose le regard un peu atypique qui est le mien. C’est celui d’une républicaine militante qui a eu la chance de pouvoir défendre quoique de façon différente ces mêmes convictions républicaines dans toute sa vie professionnelle, d’abord comme professeur de philosophie, ensuite comme membre du Conseil d’Etat et pour finir par l’exercice d’un mandat politique national, toutes phases qui m’ont mise en lien avec l’interrogation républicaine et dont je garde le souvenir le plus heureux. Voilà ce qui nourrit mon propos de ce jour.
 

Positions


Vendredi 24 Novembre 2017


*     Les difficultés politiques de l’Allemagne : ce pays, dont la Constitution ne semble marcher que dans un équilibre permettant la coalition de deux grands partis avec appoint éventuel étaient-elles prévisibles ? Oui, sans doute si l’on tient compte de deux choses. Lorsque la loi fondamentale a été adoptée en 1949 c’était sans expérience véritable du jeu  de la démocratie car l’Allemagne n’avait comme expérience de cette dernière que les 15 ans de la République de Weimar qui séparent 1919, la fin d’un système impérial et la prise de pouvoir par le parti nazi. Le système est donc désarmé par le foisonnement des partis lié à l’insatisfaction croissante de la population contre la politique de Mme Merkel dont le parti n’a jamais fait un score historiquement aussi bas et surtout l’irruption de l’extrême-droite avec 92 sièges qui trouble définitivement le jeu ; de ce point de vue, l’Allemagne en dépit de son économie dominante et triomphante ne fait pas mieux que les autres pays d’Europe, rongés par le cancer du doute et du repli nationaliste. La France du moins a-t-elle pu s’en tirer grâce au jeu institutionnel par l’élection d’un Président gouvernant au suffrage universel. A méditer peut-être…
 

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