Marie-Françoise Bechtel, Députée de la 4e circonscription de l'Aisne

« La France séduit les investisseurs » est le gros titre d’Aujourd’hui en France. Quoique datée du samedi 1er avril, cette nouvelle n’a rien d’une plaisanterie. Jamais depuis dix ans, y est-il expliqué, la France n’a autant attiré les capitaux étrangers. Les investissements directs des étrangers en France sont passés de 25,7 milliards en 2008 à 40,7 milliards en 2016. Les salariés Français sont regardés par le président d’un grand groupe Chinois (Chemchina) comme « uniques, créatifs et innovants ». Ce dirigeant ajoute que « la France devrait être un phare pas seulement européen mais mondial » par ses qualités dans la recherche et le développement. 

Le même journal, dans une chronique « Sur la route de la France qui gagne » met l’accent sur les capacités exportatrices de l’Occitanie, y compris dans les zones rurales « où la tradition s’exporte ». Tout cela conduit à méditer pour l’avenir.

Retrouvez aujourd'hui dans le Figaro la tribune que je signe avec Jean-Pierre Chevènement, Éric Conan, Franck Dedieu, Coralie Delaume, Éric Delbecque, Estelle Folest, Jean-Pierre Gérard, Christophe Guilluy, Emmanuel Lévy, Michel Onfray, Jean-Philippe Mallé, Natacha Polony, Jean-Michel Quatrepoint, Claude Revel et Paul Thibaud.


Tribune - Europe : la supranationlité a échoué, faisons confiance aux nations
 
Europe : la supranationlité a échoué, faisons confiance aux nations
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Nous avons connu l’Europe balbutiante, puis l’Europe triomphante, le temps est maintenant venu de l’Europe affaissée que même les coups de boutoir d’un Trump ne réveillent pas . A ces phases d’une « construction » dont le ciment est aujourd’hui irrévocablement fissuré ont correspondu de la part des peuples d’abord l’indifférence, puis la résignation (« c’est l’Europe ») enfin le rejet. Une seule certitude aujourd’hui : l’Europe ne va plus de soi. Trente années de dérégulation sur le marché et de mise sous contrôle des politiques nationales ont rendu ce constat aveuglant.

Le plus préoccupant dans l’affaire est l’incapacité de la classe politique dans son ensemble à répondre à cette nouvelle « crise de la conscience européenne ». Les principaux partis de gouvernement se taisent ; ils ont enfin compris que l’invocation à « l’Europe mieux expliquée », à « l’Europe des projets », à l’Europe à laquelle « il faut redonner du sens », tout cela est dépassé. Mais ils n’osent franchir le pas vers une vision nouvelle.

Dans les médias


Jeudi 23 Mars 2017


Je participais jeudi à l'émission "Ca vous regarde" de LCP présentée par Ahmed Tazir.


A propos de l’histoire de la construction européenne
 
Il y a plusieurs manières de raconter l’histoire européenne au-delà de celle, un peu lénifiante, présentée par Sylvie Goulard. Pour ma part, je ne sais pas si l’Europe a tant fait rêver. L’Europe c’était en fait quelque chose d’assez loin des peuples, on a essayé de « vendre » l’Europe comme étant à l’origine de la paix or moi je n’y crois pas du tout. C’est la paix, entre la France et l’Allemagne principalement, qui a permis l’Europe. Il  faut remettre les réalités à leur place.
 
L’Europe n’a, par exemple, pas su régler les conflits dans les Balkans, il a fallu l’intervention des forces américaines. Le « rêve européen » semble parti sur ces bases que l’on a essayé de vendre, les peuples n’ont à mon avis jamais beaucoup marché la dedans, je ne crois pas qu’ils aient beaucoup rêvé d’Europe.

J’entends dire depuis maintenant 20 ans qu’il faut « faire rêver les gens » sur l’Europe, qu’il faut « mieux expliquer » l’Europe, qu’il faut une Europe des projets. Je crois que l’Europe était en fait partie sur des mauvaises bases mais que c’est vraiment à partir de Maastricht puis de l’élargissement à 27 que les choses ont mal tourné.

C’est dans le même état de perplexité que nombre de mes concitoyens que je suis le débat présidentiel.

A travers la déclinaison à la fois longue et superficielle des programmes des principaux candidats, j’ai glané quelques idées fortes que j’ai moi-même défendues depuis plusieurs années.

- Le retour à un service national obligatoire. C’est une proposition forte que je crois d’un profond intérêt pour notre pays, qu’il s’agisse de sécurité ou d’intégration. La proposition d’Emmanuel Macron, limitant ce service à un mois est toutefois insuffisante, voire contradictoire : en un mois, on ne peut intégrer sérieusement, encore moins former. [Voir ma lettre au Président de la République et ma pétition pour un service national obligatoire et ouvert aux deux sexes ]

- Les déserts médicaux. J’ai noté que tous les candidats prennent cette fois en compte ce problème essentiel pour la ruralité. Je n’ai toutefois trouvé nulle part des mesures allant au-delà de ce qui a été fait –trop timidement- jusqu’ici. [Voir mon précédent billet "En finir avec les déserts médicaux : passer enfin aux actes" ainsi que mon amendement déposé au Projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2017 ]

Le journal l'Union a interrogé des étudiants de la région sur le service militaire. Avant que ce sujet ne revienne dans le débat de l'élection présidentielle j'avais, en 2015, écrit à ce sujet au Président de la République et lancé une pétition pour la mise en place d'un service national pour le XXIe siècle.


L'Union - Restaurer le service militaire : «Utile pour la sécurité et pour l’intégration»
La députée (DVG) de l’Aisne Marie Françoise Bechtel avait écrit, fin 2015, au président de la République et lancé une pétition pour un service national obligatoire. Texte cosigné notamment par ses collègues axonais Jean-Louis Bricout et Jacques Krabal, ainsi que par le député PS des Ardennes Christophe Léonard.


Que pensez-vous de la proposition d’Emmanuel Macron ?

Je me félicite qu’un candidat à l’élection présidentielle évoque cette question. Mais un mois de service, cela ne me semble pas très sérieux. Ce que je trouve aussi étrange, c’est l’estimation du coût de la mesure. Je ne sais pas d’où il sort les 15milliards. Luc Ferry avait remis un rapport sous Nicolas Sarkozy (en 2008) et à l’époque, il arrivait à 4milliards. Je pense qu’avec cette somme, Emmanuel Macron cherche aussi à effrayer un peu pour expliquer qu’il ne fasse qu’un mois.

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