Marie-Françoise Bechtel, Députée de la 4e circonscription de l'Aisne
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Législatives 2017

L'Union - ruralité, industrie, médecins et éoliennes : mes positions

Vendredi 9 Juin 2017


Le journal l'Union a interrogé les candidats aux élections législatives de la 4e circonscription de l'Aisne sur des thématiques variées. Retrouvez, ci-dessous, mes contributions publiées dans les éditions de lundi, mardi, mercredi et jeudi.


L'Union - ruralité, industrie, médecins et éoliennes : mes positions
L'éolien un sujet qui divise

Le bénéfice apporté par les éoliennes à certaines communes ne doit pas occulter les problèmes qu’elles posent (démantèlement, proximité avec les habitations et les routes). La vraie transition énergétique c’est faire le choix d’investir massivement d’abord dans les économies d’énergie, tout particulièrement dans le logement mais aussi dans la recherche (solaire, marées, géothermie, sûreté nucléaire). Il faut trouver le bon équilibre avec le nucléaire qui nous préserve des effets de serre en fournissant une électricité peu chère. Au contraire les éoliennes nous coûtent puisque l’achat de leur production est imposé à EDF qui n’en a pas besoin et qui répercute ce coût sur les consommateurs.

Quel avenir pour l'industrie ?

Non, nous ne devons pas renoncer à l’industrie. Ce serait reproduire les graves erreurs qui depuis 30 ans nous ont conduit à l’effondrement de la prospérité. Il faut d’abord prendre appui sur les savoir-faire de notre territoire (fonderie, verrerie, automobile…) pour les moderniser par la robotique et le numérique. Cette transition demande un effort ambitieux d’investissement mais aussi de formation professionnelle. Il faut également rechercher le développement d’infrastructures en lui-même créateur de richesses, de nouvelles formules de tourisme, notamment fluvial et l’implantation de filières d’avenir pour lesquelles les élus doivent faire valoir avec énergie notre proximité au Grand Paris.

Ruralité et services

Il faut regarder les réalités en face. La dévitalisation des zones rurales qui éloigne les commerces tient d’abord au manque d’emplois et d’activités alors qu’à l’heure du numérique un tel développement est possible loin des centres ville. Mais elle tient aussi au désengagement des services de l’Etat (gendarmerie, perception…) au prétexte d’économies mal placées : je proposerai de modifier la loi NOTRe. Parce que la ruralité est victime d’une vision restrictive de la dépense publique, hélas partagée par les plus grands partis, je continuerai à m’opposer au Traité d’austérité. Enfin, l’Etat doit aider les communes à rester vivantes et attractives plutôt que d’éloigner toujours davantage les centres de décision.
 
Pénurie de médecins
 
J’ai par deux fois proposé un amendement (signé par de nombreux collègues) pour assurer aux territoires en besoin l’installation de jeunes médecins. Ni les maisons médicales, ni les aides octroyées, ni les bourses d’études ne suffisent à assurer des soins à tous. J’ai donc proposé d’aller au-delà de l’incitation : après trois refus successifs et non justifiés par les nouveaux médecins de s’installer dans des zones désertifiées, il y aurait déconventionnement. En effet les études médicales coûtent peu en France et le système de remboursement des soins assure aux médecins une régularité de revenus. Le ministère de la Santé s’est montré trop frileux et je compte persévérer dans cette voie.






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