Marie-Françoise Bechtel, Députée de la 4e circonscription de l'Aisne


Législatives 2017


Jeudi 18 Mai 2017


Marie-Françoise Bechtel brigue sa propre succession. Un challenge délicat mais possible.


L'Union : La députée souhaite poursuivre son œuvre
Son slogan de campagne n’était encore connu du public. Le voilà, en avant-première : « une force pour notre territoire ».
Ce mercredi soir, Marie-Françoise Bechtel a lancé sa campagne pour conserver le poste qu’elle occupe déjà. Avec son comité de campagne, et son comité de soutien que préside Bernard Lefranc, l’ancien maire de Soissons. Une campagne d’ailleurs placée sous le signe du Bernard, puisque Bernard Brochain, le président de la communauté de communes de Chauny-Tergnier-La Fère, est le suppléant de la députée sortante. « Je trouve que Marie-Françoise Bechtel, notre députée, a tous les critères que je recherche pour défendre notre territoire, et accomplir à l’Assemblée nationale, un travail législatif qu’elle a déjà très bien mené pendant 5 ans », explique-t-il pour justifier son engagement.

Pareils compliments ont été donnés par Bernard Lefranc, toujours aussi bon tribun en véritable humaniste qu’il est : « Nous avons eu la chance d’avoir une députée avec une boîte à outils d’un haut niveau, chose que nous n’avions jamais eue auparavant. Alors que lors de son arrivée, une Parisienne, qui plus est énarque, nous avions des interrogations. Or, il n’y a qu’à regarder le travail qui a été fait. Ne le gâchons pas, en ne lui permettant de continuer ce double travail, ici, sur notre territoire, et là-bas, à l’Assemblée nationale ».

Législatives 2017


Mercredi 17 Mai 2017


Madame, Monsieur,

Députée de la 4ème circonscription de l’Aisne, j’ai porté votre voix et vous ai représenté à l’Assemblée nationale durant ces cinq dernières années.

C’est comme élue libre des appareils politiques que j’ai souhaité siéger à l’Assemblée. Pour rester fidèle à mes valeurs et aux engagements pris devant vous, j'ai refusé en 2012 le poste ministériel qui m'était offert. J’ai préféré me battre au Parlement pour tout ce qui me paraissait aller dans le sens de la justice, de l’égalité et du redressement économique de notre territoire. De la même manière, je me suis opposée et j’ai dit non aux mesures qui remettaient en cause notre souveraineté populaire ou nos acquis sociaux : ratification du Traité d’austérité européen, raréfaction des services publics avec les nouveaux découpages territoriaux, loi Travail…

Après une campagne imprévisible, salie par les "affaires", la nouvelle période politique qui s’ouvre aujourd’hui est marquée par la confusion. Vous avez le pouvoir de rendre les choses plus claires.

C'est ce que je vous propose à travers ma candidature, qui reposera sur des engagements fermes et que je ne renierai pas.

Positions


Lundi 15 Mai 2017


Je parlais la semaine dernière d’une situation confuse : nous étions tous en attente de l’installation du nouveau Président et de la nomination de son Premier ministre.

Aujourd’hui, dès avant la constitution du gouvernement, la situation s’éclaircit-elle ? Je parlerais plutôt d’une situation contrastée. D’un côté le discours d’installation du Président de la République était de bonne tenue et bon aloi. Le Président a su bien parler de la France, de son rôle historique, des raisons qui font qu’elle est attendue dans le monde et de la place qu’il entend lui restituer. Ce sentiment profond de notre histoire m’a semblé en lui-même de bon augure.  Il  contraste pourtant  avec la décision de se rendre à Berlin à peine l’investiture achevée. Pourquoi le Président élu n’a-t-il pas plutôt choisi de convier à Paris quelques grands chefs de gouvernement de l’Union européenne ? Cette rencontre aurait donné un signal de « retour de la France », de recherche d’un dialogue posé mais ferme et non pas de cette sorte de soumission vis-à-vis de Madame Merkel qui aura tant nui au quinquennat précédent.

Positions


Mardi 9 Mai 2017


Il est trop tôt pour se prononcer sur les grands choix qu’Emmanuel Macron offrira aux Français. Un projet et des propositions ont certes été en débat pendant la présidentielle. Ces derniers ne m’ont pas semblé marqués par une modernité éblouissante ni surtout par un esprit de rassemblement suffisant. Seul un projet qui parle à une majorité de Français en lui proposant un avenir de nature à les mobiliser pourrait faire oublier que l’élection d’Emmanuel Macron n’a rencontré l’adhésion positive que d’un Français sur trois.

Le Président saura-t-il le comprendre ? Saura-t-il tirer les leçons de l’échec de Jacques Chirac en 2002 à créer un élan collectif ? C’est la vraie question qui se pose aujourd’hui : avec 11 millions de voix pour Marine Le Pen, l’heure n’est plus aux arrangements que les électeurs du Front national regarderont comme le pur et simple maintien du « système ».

Certes, les grands partis sont à la recherche d’une légitimité nouvelle soit en jouant le jeu classique de l’opposition dans une cohabitation, soit en se ralliant à une majorité qui suscite comme on pouvait s’y attendre de nombreux appétits. Quant aux deux autres formations dont l’élection a confirmé l’importance, le Front National et la France Insoumise, leur posture semble claire : c’est l’opposition de principe au programme présidentiel.

Pour ma part, je ne suis pas choquée de voir le Président se libérer de l’emprise des partis. Exerçant moi-même un mandat politique en dehors des partis traditionnels et n’ayant d’ailleurs jamais adhéré à aucun d’entre eux, je sais à mon niveau combien c’est là une position qui permet de mieux regarder les réalités en face.

Positions


Mercredi 3 Mai 2017


Nul ne peut se satisfaire de voir que notre département est le premier département de France à avoir voté pour le Front National. Mais aucun républicain de bonne foi ne peut non plus rester dans la stupeur de la découverte d’une réalité qui se profilait depuis longtemps.

Pourquoi faut-il combattre le Front National ? Parce que, j’en suis convaincue, ce mouvement tout drapé de « gaullisme social » et d’attention électorale envers les « petits » n’est pas un parti comme les autres. L’extrême droite dont se réclame nombre de ses militants ou de ses responsables n’est pas seulement un « extrémisme ». Après tout, les révolutionnaires qui nous ont donné la liberté et la République ont pu aussi à certains moments de notre histoire être des extrémistes. Mais il y a un fossé entre prendre des mesures extrêmes exigées par une situation telle que l’ennemi à nos frontières en 1792 ou l’Occupation allemande sous la Seconde Guerre mondiale et jouer sur la symbolique d’une menace qui planerait sur notre identité, voire notre République. On mesure cette différence quand on voit que le peuple en armes qui a su défendre la patrie à des moments cruciaux de notre histoire brassait un nombre considérable d’étrangers à notre pays. Rappelons l’action héroïque du réseau Manouchian à la tête du MOI, (Mouvement des ouvriers immigrés) sous l’Occupation. N’oublions pas non plus le sacrifice de milliers de combattants sénégalais ou maghrébins auxquels nous venons de rendre hommage lors de la cérémonie du centenaire du Chemin des Dames.

Ne serait-ce que pour rappeler cette évidence je participerai à la marche soissonnaise de ce jeudi soir.

Dans la circonscription


Lundi 24 Avril 2017


Vigilance est le mot d’ordre qui s’impose à moi en ce lendemain de premier tour.
 
Vigilance d’abord pour éviter à la France le retour de tensions qui ont parfois hélas marqué son histoire avec les extrêmes droites fascisantes puis le pétainisme. Le Front National dément certes cette filiation, du moins sa dirigeante actuelle. Mais il  se pare des faux habits de la souveraineté. Il n’aime le peuple que malheureux parce que ce malheur qu’il ne cesse d’exploiter est le terreau sur lequel il prospère. Il trompe un peuple qui cherche la sortie de crise vers une souveraineté mieux respectée et une situation  économique et sociale  redevenue celle de l’ascenseur social. Il le trompe même deux fois : une première fois parce que le Front National est en réalité déchiré entre une tendance de type gaullisme social, celle que Florian Philippot a soufflée à Marine Le Pen et une tendance ultra-libérale, très sensible chez ceux qui suivent Marion Maréchal Le Pen (triomphalement élue au congrès récent du FN) en phase avec des représentants du patronat qui veulent d’abord une politique conforme à leurs intérêts. Et une seconde fois parce que Marine Le Pen  n’a pas la solution aux problèmes qu’elle dénonce parfois justement, tels la subordination à l’ordo libéralisme allemand à travers une Commission européenne qui impose la règle d’airain des 3% de déficit budgétaire ainsi que les excès de l’euro globalement nuisibles à la bonne santé de notre économie. Mais sortir de l’étau demande capacité de négociation, réflexion conduite de longue date sur les obstacles et non improvisation à l’occasion d’une campagne électorale. Le programme du FN à le supposer unifié ferait plus de mal que de bien à notre pays.

Positions


Mardi 18 Avril 2017


Il fallait commémorer l’offensive Nivelle. Il était difficile de le faire : entre les erreurs stratégiques, la profonde lassitude des Poilus, la durée d’une opération qui aurait dû être brève et victorieuse, a fini par se frayer une mémoire dont ce dimanche fut l’apogée.

Cette mémoire est d’abord due à l’effort de notre département, il ne faut point l’oublier, puisqu’elle a commencé sur cette terre inondée de sang par le fleurissement régulier des tombes et des lieux de combat sous l’impulsion de l’Union Nationale des Combattants. Oui, notre territoire s’est toujours souvenu ; il a su attendre patiemment, avec persévérance et détermination la gloire de la reconnaissance nationale.
 

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